Historique des actions de l”AAPPMA pour la fin de la pêche aux filets dérivants dans le port de Bayonne

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C’est à la fin de l’année 2016 que pierre Berges  consultant de l’AAPPMA du gave d’Oloron, se met en quête de documentations concernant la pêche professionnelle au filet dérivant. Il est vrai qu’à cette époque  nous nous posions la question sur les réels prélèvements réalisés au niveau de l’estuaire de l’Adour sur tous les poissons migrateurs et l’impact sur la survie du saumon. Bien sur cette question récurrente revenait régulièrement dans toutes nos réunions, mais là c’est un homme têtu qui pensait pouvoir faire quelque chose pour préserver ce poisson si générateur d’engouement mais aussi  très porteur pour le développement économique de nos vallées.

Pierre fouille donc dans tous les codes, pêche, environnementnavigation etc… Sa ténacité va le conduire à regarder ce qui ce passe au niveau du port de Bayonne. Il prépare l’ébauche d’un dossier qu’il étoffe petit à petit avec de nombreux documents. Il nous explique alors sa façon d’analyser ces textes qui semblent nous permettre de croire que la pêche dans cette zone est interdite sauf autorisation. Il nous déclare qu’il n’y a pas d’autorisations de pêche délivrées par le propriétaire du port en l’occurrence le Président du Conseil Régional d’Aquitaine.( Cette affirmation sera confirmée plus tard lors d’une rencontre avec le président de la région).

Le dossier fait son petit bonhomme de chemin, nous sommes alors un tout petit noyau dont je fais partie à croire en ce que Pierre nous déclare haut et fort « il faut engager une procédurecontre ces pêcheurs qui pratiquent sans autorisation dans la zone portuaire, nous avons ce qu’il faut pour les faire arrêter ».

C’est alors que commence un travail d’équipe, nous lisons et relisons les documents que Pierre nous fait parvenir, nous endiscutons, les analysons, nos débats sont souvent accompagnés de différentes appréciations sur la lecture des documents, quelques fois le ton monte mais notre envie de  parvenir à nos fins est plus fort que tout et nous trouvons toujours un point de vue commun et surtout une même stratégie.

Sans faire d’autosatisfaction, pierre BERGES, Jacques GJINI et moi-même sommes les principaux acteurs de ce travail de longue haleine qui va nous conduire à solliciter les élus, les associations de toute nature et surtout de sensibiliser l’opinion  publique. Nos arguments sont forts et  très vite nous percevons les signes qui nous permettent d’espérer unesensibilisation de tous les acteurs. Des délibérations sont prises et si le soutient est total il va au-delà de nos espérances, nous n’irons pas en justice tout seul mais nous seront accompagnés dans cette démarche par tous.

Sur les conseils de notre avocate, nous définissons une stratégie. La fédération de pêche des Pyrénées atlantiques nous emboite le pas avec l’aide de leur avocat. De nombreuses réunions et entrevues mettent en évidence que la pêche professionnelle dans le port de Bayonne n’est pas autoriséeaucun des marins pêcheurs qui y pratique est détenteur d’une autorisation. Mais personne ne prend la décision de faire appliquer la réglementation.

L’AAPPMA, la Fédération de pêche des Pyrénées Atlantiques, l’association Salmo Tierra mandatent alors un huissier de justice qui très vite constatera la présence de six pêcheurs en action dans la zone  portuaire. Là encore tous nos partenaires nous suivent.

Nos avocats nous orientent alors vers une procédure de comparution. Divers événement retardent ce travail, et nous devons attendre le mois de mars 2019 pour que le tribunal nous fixe la date du 14 novembre 2019  date de l’audience qui fixera alors le verdict concernant notre démarche judiciaire.

Notre stratégie est en marche.

Les associations qui nous ont rejoint tout au long de ces trois années, ont été destinataires de tous les documents qui constituent notre dossier lequel nous a conduit à mettre en évidence  que des pêcheurs étaient en infraction  en pratiquant la pêche au filet dérivant dans une zone où ils n’ont pas d’autorisation.

D’autres procédures ont été mises en route par des associations partenaires, si nous soutenons ces démarches, nous restons sur notre ligne de conduite fixée par nos avocats. Nous encourageons bien sur ces associations dans leur actions qui rappelons-le n’ont pu se mettre en place que par l’entêtement de quelques membres de l’AAPPMA du gave d’Oloron, et par la diffusion sans équivoque de notre dossier.

Merci Peyo pour ce travail extraordinaire que tu as fait et pour lequel nous t’avons rejoint. Merci aux membres de l’AAPPMA qui nous ont aidés, je pense à Philippe Susbielle et Patrick Ballesta, merci aux Elus et à toutes les associations pour leur soutien et leur engagement.

Patrick LAURENT

Vice-président de l’AAPPMA du Gave d’Oloron

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6 réponses à Historique des actions de l”AAPPMA pour la fin de la pêche aux filets dérivants dans le port de Bayonne

  1. Hervé FARAT dit :

    Merci pour votre travail et votre dévouement. Bon courage. Prêt à vous soutenir.
    Hervé FARAT

  2. GALICHET GERARD dit :

    Bravo Messieurs, excellente nouvelle enfin un espoir de ne plus voir ces voyous assassiner une des plus belles rivières à saumons du monde !

  3. ETCHEVERRY dit :

    Bravo a l’equipe pour tout ce travail constructif. Pour les plaisanciers, et tous types de bateaux entrant et sortant du port, cette interdiction serait salvatrice. Combien de fois des bateaux sont obliger de donner des coups de trompe, ou des plaisanciers contraints de froler les cailloux, se mettant en danger car les passages sont obstrués par les filets, et manoeuvrer est délicat avec les courants.
    Il m’est arrivé, de nuit en fevrier, alors que je remorquais un bateau, d’accrocher un filet qui prenait la totalité de l’adour. Le pêcheur est ensuite venu se plaindre afin qu’on lui rembourse son filet. Comme ma route était enregistrée sur le traceur et que je souhaitais faire un constat qui avait eu de chance d’être en sa faveur, il a préféré abandonner.
    Le petit groupe de plaisanciers qui sont la quotidiennement et aux deux marées pour le maigre et le bar, gênent aussi la navigation. Il faut attendre qu’il y ait un grave accident pour que le préfet maritime fasse respecter le droit.

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